Nous allons expliquer chacun des termes de l'équation :
N : Le nombre de civilisation intelligente et communicante dans la
Galaxie
R : Taux d'apparition d'étoile dans la Galaxie. D'après
les dernières recherches en astronomie, on peut estimer celui-ci
à 20 étoiles par an.
On peut apercevoir dans notre Galaxie des véritables nurseries
d'étoiles, comme ici la nébuleuse de l'Aigle :

f(p) : La fraction de ces étoiles possédant
des planètes. Jusqu'à récemment, nous n'avions aucune preuve
de l'existence de planètes hors de notre système solaire. Dans les deux
dernières années, plusieurs équipes d'astronomes ont annoncé la découverte
de planètes en orbite autour d'étoiles proches. On peut estimer prudemment
que la moitié des étoiles forment un système planétaire,
l'autre moitié formant des systèmes d'étoiles binaires, on a
alors f(p)=0.5
n(e) : Nombre de planètes gravitant autour de l’étoile
et susceptibles d’accueillir la vie, c'est-à-dire situées
dans l'écosphère.
Il est moins évident de déterminer ce terme
car il dépend de nos connaissance des étoiles et des zones
propices à la vie. En effet, l'écosphère de petites
planètes rouges froides se situe plus près de l'étoile
et est plus étroite que celui de grandes étoiles bleues
très chaudes. Il y a aussi le fait qu'une étoile géante
consomme plus rapidement son carburant ne laissant pas suffisamment
le temps à la vie de ce développer.
Dans notre système solaire, Mars aurait vraisemblablement
accueilli la vie et se situerait dans l'écosphère de notre
étoile. Il est également probable que Vénus le
soit aussi. Mais une estimation prudente fixe ce nombre à 1 :
notre propre planète.
f(l) : La fraction des planètes "écosphériques
vivantes". Ce terme de l'équation est difficile à
exprimer car n'avons qu'un exemple de planète où les conditions
ont été réunies pour que la vie puisse vraiment
se développer. Il est maintenant très probable que Mars
ait pû développer aussi une forme de vie primitive il y
a des milliards d'années. C'est pourquoi une estimation prudente
de ce nombre soit 20% c'est-à-dire une planète sur cinq
avec les conditions favorables à l'évolution de la vie.
f(i) : La fraction des planètes "vivantes
intelligentes". C'est le nombre de ces planètes qui peuvent
évoluer vers une vie intelligente. Sachant que la sélection
naturelle tend vers une complexification de la vie et la survie des
espèces capable de mieux s'adapter à leurs environnements,
il ne serait pas absurde de penser que ce terme est égale à
1.
f(c) : La fraction des civilisations communicantes. C'est
le nombre de ces espèces intelligentes qui développeront
une technologie et l'utiliseront pour communiquer.
Sur notre planète, plusieurs espèces ont
développé des formes d'intelligence, comme les dauphins
et les baleines, mais aussi plus proche de nous : les chimpanzées
ou les bonobos. Mais une seule espèce a sû développer
une technologie permettant de communiquer, l'Homme.
On peut mettre, pour un premier essai, la valeur 0.5.
L : La durée de survie des civilisatons communicantes.
C'est le nombre d'années durant lesquelles survit une civilisation technologique
et communicante. Il s'agit d'un terme très difficile à
exprimer puisque nous n'avons que notre civilisation pour exemple, et
après une centaines d'années, nous ne nous sommes pas
encore autodétruit.
CONCLUSION :
En regroupant les différents termes, on obtient
alors : N = 20 * 0,5 * 1 * 0,2 * 1 * 0,5 * L
D'où : N = L .
Ainsi, avec ces termes, le nombre de civilisations capable
de communiquer dans notre Galaxie est égale au nombre d'année
durant laquelle une telle civilisation peut survivre!
Maintenant à vous d'essayer avec vos propres termes
:
Calcul du nombre de civilisation communicante
dans notre Galaxie